Les accidents de la route, cette «épidémie» qui tue le plus et qui saigne les économies d’Afrique
Les accidents de la route, cette «épidémie» qui tue le plus et qui saigne les économies d’Afrique
D’Alger au Cap, de Dakar à Djibouti, il ne se passe pas une journée sans que de graves accidents ne soient enregistrés en Afrique, avec leurs lots de morts, d’handicapés à vie et de dégâts matériels colossaux. Outre le fait que l’Afrique affiche l’un des pires taux de mortalité routière au monde, ces accidents coûtent cher au continent. Les pertes occasionnées par les accidents sont estimées annuellement entre 2 et 5% du PIB. Pourtant, à considérer les principales causes, un grand nombre de ces accidents peuvent être évités.
au centre du Sénégal, faisant plus de 40 morts et une centaine de blessés dont une trentaine dans un état grave. Malheureusement, si en raison du nombre de décès qui dépasserait les 50 au final des décomptes, le drame a été très médiatisé, les accidents sont le lot quotidien des routes africaines. D’ailleurs, une semaine seulement après celui de Kaffrine, un autre accident a fait plus de 22 morts dans le même pays suite à une collision entre un bus et un camion.
Et depuis le début de l’année, de graves accidents de la route se multiplient en Afrique. Et les bilan
s de décès et blessés communiqués, bien qu’élevés, sont très souvent sous-estimés du fait des défaillances des statistiques.
Selon la Banque mondiale, les accidents tuent plus de 1,3 million de personnes et causent de 20 à 50 millions de blessés par an dans le monde. Et l’Afrique est de loin le continent où la voiture tue le plus. On y recense plus de 330.000 décès occasionnés par les accidents de la circulation par an, soit autour de 25% du total mondial, alors que le continent ne représente qu’à peine 17% de la population de la planète. De plus, le continent concentre à peine 2% du parc automobile mondial. C’est dire que les accidents de la route tuent plus que le sida, la tuberculose ou les maladies diarrhéiques en Afrique. En clair, les accidents sont devenus la première «épidémie mortelle» en Afrique.