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Halima Gadji : la trajectoire tragique d’une icône des écrans

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Halima Gadji : la trajectoire tragique d’une icône des écrans

L'actrice sénégalo-marocaine est décédée le 26 janvier 2026 à l'âge de 36 ans.

Crédit photo,Facebook/Halima Gadji

Légende image,L’actrice sénégalo-marocaine est décédée le 26 janvier 2026 à l’âge de 36 ans.

    • Author,Mamadou Faye

      Le 26 janvier 2026, les rideaux sont tombés, et derrière Halima Gadji, l’une des figures les plus marquantes de l’audiovisuel dans la sous-région, joue sa dernière pièce. L’actrice sénégalo-marocaine est décédée à l’âge de 36 ans, laissant derrière elle une œuvre intense, parfois controversée. Pour beaucoup, elle restera Marème Dial, l’héroïne clivante de la série Maîtresse d’un homme marié. Mais en réalité, elle représentait bien plus qu’un simple rôle. Elle était une actrice de rupture, une voix singulière et libre, une femme debout.

      Née le 25 août 1989 à Dakar, la capitale du Sénégal, d’un père sénégalais et d’une mère maroco-algérienne, Halima Gadji grandit au carrefour de plusieurs cultures. Cette appartenance multiculturelle a très tôt forgé son rapport avec le monde, son regard sur l’extérieur. Cette sensibilité l’a accompagné tout au long de sa vie et de sa carrière cinématographique.

      Son parcours n’est pas celui d’un chemin balisé, puisqu’elle quitte l’école très jeune, en classe de 5e secondaire, animée par la seule conviction intime de devenir actrice. Malgré son handicap naturel de bégaiement, perçu par certains comme un obstacle insurmontable, Halima Gadji a fait preuve de résilience et de détermination.

      A travers la rue, elle apprend ce que l’école n’a jamais réussi à lui inculquer. C’est là qu’elle a appris à affronter les autres, à parler, à travailler.

      De l’ombre à la lumière

      Halima Gadji a subi toutes les violences qu'une société pouvait exercer sur ses membres.

      Crédit photo,Facebook/Halima Gadji

      Légende image,Halima Gadji a subi toutes les violences qu’une société pouvait exercer sur ses membres.

      Halima Gadji a subi toutes les violences qu’une société pouvait exercer sur ses membres. Avant la reconnaissance, il y a eu les castings ratés, les refus, du fait de son bégaiement. Elle débute comme mannequin, apparaît dans des publicités, puis décroche des rôles dans des productions locales.

      C’est Abdoulahad Wone, réalisateur de Tundu Wundu qui lui donne son premier grand rôle dans une série , malgré son handicap.

      « Ce que je retiens de Halima, c’est vraiment une personne passionnée, vraiment très passionnée, qui aimait son travail, qui aimait le métier parce que je m’en souviens, quand elle est venue en casting pour Tundu Wundu 2, elle était très motivée malgré qu’elle fût bègue », se rappelle le réalisateur.

      « Elle me disait tout le temps que chaque fois les gens ne la prenaient pas parce qu’elle bégayait beaucoup. Donc, j’ai été le premier à lui donner sa chance, parce que je pensais qu’elle le méritait puisqu’elle était plus motivée que les autres », témoigne Abdoulahad Wone.

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