Mahmoud Dicko sous surveillance, Sonko face à Diomaye, poussée xénophobe en Afrique du Sud…

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Mahmoud Dicko sous surveillance, Sonko face à Diomaye, poussée xénophobe en Afrique du Sud… Les 5 infos qu’il ne fallait pas manquerCette semaine, le Brief de Jeune Afrique revient sur l’exil sous haute surveillance de l’imam Mahmoud Dicko en Algérie, décrypte la nouvelle génération de mégaprojets qui entend transformer les économies africaines, s’intéresse au bras de fer constitutionnel entre Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye au Sénégal, analyse la récente poussée xénophobe en Afrique du Sud et retrace l’ascension contrariée de l’homme d’affaires marocain Yariv Elbaz.

L’imam Mahmoud Dicko, à Bamako, le 28 novembre 2021.
L’imam Mahmoud Dicko, à Bamako, le 28 novembre 2021. © Photo par FLORENT VERGNES / AFP

Publié aujourd’hui à 10h01, modifié à 12h59Lecture : 3 minutes.

Bonjour à toutes et à tous,

Bienvenue dans cette nouvelle édition du Brief de Jeune Afrique, votre newsletter hebdomadaire qui revient sur l’essentiel de l’actualité politique et économique du continent.1. Dicko confidential : enquête sur un imam aussi secret qu’incontournable

Sous l’œil d’Alger. Exilé depuis décembre 2023, l’imam Mahmoud Dicko vit sous étroite surveillance des services algériens. Malgré cet encadrement, l’ancien faiseur de rois malien reste au cœur des équilibres politiques du pays.

De toutes les discussions. Opposants, groupes armés et puissances régionales continuent de voir en lui un interlocuteur privilégié, capable de dialoguer avec tous les camps. « Dicko est une carte maîtresse pour l’Algérie […], il est le seul qui a la capacité de discuter avec tout le monde en vue d’un éventuel dialogue inclusif », confie une source à Jeune Afrique.

Un équilibrisme délicat. Entre proximité affichée avec Alger, relations anciennes avec Rabat et défiance croissante de la junte d’Assimi Goïta, le leader religieux cultive une influence intacte, tout en nourrissant le sentiment d’être prisonnier de son exil. Découvrez notre enquête en deux volets.

2. De l’exportation au marché domestique : 20 chantiers africains changent de logiciel

Les blocs 3 et 4 de la mine de Simandou exploitée par la coentreprise SimFer de Rio Tinto, le 4 novembre 2025.
Les blocs 3 et 4 de la mine de Simandou exploitée par la coentreprise SimFer de Rio Tinto, le 4 novembre 2025. © Luc Gnago/REUTERS © Luc Gnago/REUTERS

Des chantiers XXL. Sur le continent, corridors, ports, lignes ferroviaires ou centrales sont désormais pensés comme des leviers d’industrialisation, de création d’emplois et de transformation économique, plutôt que comme de simples infrastructures tournées vers l’exportation.

Le défi du financement. Face à des investissements souvent supérieurs à 1 milliard de dollars, les États africains cherchent à attirer davantage de capitaux privés et à mobiliser l’épargne locale. Les projets adossés aux ressources minières, comme Simandou ou le corridor de Lobito, disposent d’atouts particuliers.

Un pari ambitieux. La régionalisation s’impose comme un levier pour mutualiser les coûts, ou encore partager les compétences. Tout ce qu’il faut savoir sur ces 20 chantiers qui pourraient redessiner l’économie du continent.

3. Au Sénégal, la révision constitutionnelle ravive le duel Sonko-Diomaye

Ousmane Sonko, à Dakar, le 26 mai 2026, jour de son élection à la présidence de l'Assemblée nationale du Sénégal.
Ousmane Sonko, à Dakar, le 26 mai 2026, jour de son élection à la présidence de l’Assemblée nationale du Sénégal. © Misper Apawu/AP/SIPA © Misper Apawu/AP/SIPA

Victoire du camp Sonko. Le 29 juin, les députés Pastef ont adopté la proposition de loi de révision constitutionnelle en rejetant l’ensemble des amendements défendus par le gouvernement. Un revers politique pour le président Bassirou Diomaye Faye, dont les réserves sur plusieurs dispositions n’ont pas été retenues.

Une fracture assumée. Derrière ce texte se dessinent des divergences de fond sur l’équilibre des pouvoirs, le rôle du chef de l’État et les prérogatives du Parlement. Ousmane Sonko accuse même son ancien compagnon de route de s’éloigner des principes fondateurs de Pastef.

Le bras de fer continue. Reste à trancher la question de l’approbation de la réforme : promulgation directe ou référendum ? Un nouveau chapitre s’ouvre dans ce duel fratricide qui pourrait désormais se poursuivre devant le Conseil constitutionnel. Jeune Afrique fait le point sur cette révision constitutionnelle qui ravive le conflit entre Sonko et Diomaye.

4. Nouvelle vague de xénophobie en Afrique du Sud

Des partisans du parti uMkhonto we Sizwe (MK) brandissent des masques à l'effigie de l'ancien président sud-africain et dirigeant du MK, Jacob Zuma, lors d'une marche de protestation à Durban, le 10 juin 2026.
Des partisans du parti uMkhonto we Sizwe (MK) brandissent des masques à l’effigie de l’ancien président sud-africain et dirigeant du MK, Jacob Zuma, lors d’une marche de protestation à Durban, le 10 juin 2026. © RAJESH JANTILAL / AFP

Le spectre de 2021. Les autorités sud-africaines redoutent une répétition des émeutes meurtrières de juillet 2021, déclenchées après l’incarcération de Jacob Zuma. Les réseaux à l’origine des manifestations anti-immigrés du 30 juin sont soupçonnés d’être liés aux mêmes cercles.

Des liens avec le camp Zuma ? Le parti uMkhonto we Sizwe (MK) a affiché son soutien au mouvement March and March. Plusieurs de ses organisateurs gravitent dans l’orbite de l’ancien président, et l’ANC l’accuse d’exploiter politiquement la question migratoire.

Une colère aux racines profondes. Pour les chercheurs, la montée de la xénophobie s’explique aussi par la dégradation des conditions de vie, le chômage et les inégalités persistantes. Notre analyse des ressorts politiques, sociaux et sécuritaires de cette poussée xénophobe en Afrique du Sud.

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