Mali : ce que l’on sait de l’offensive du FLA et du Jnim sur Anéfis, Gao et Sévaré
Sur le terrain, la situation semblait cependant toujours floue et mouvante à la mi-journée. Comme ce fut le cas lors des attaques du 25 avril, l’offensive est coordonnée : indépendantistes du Front de libération de l’Azawad (FLA) et jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) mènent les assauts côte à côte.
Colonnes de combattants à Gao et à Anéfis
La situation est, à l’heure où nous écrivons ces lignes, encore confuse. Sur des vidéos tournées par les groupes armés et diffusées sur les réseaux sociaux, on peut voir des colonnes de pick-up chargés de combattants entrer dans Anéfis.Une source sécuritaire malienne a affirmé à Jeune Afrique, vers 10 heures GMT, que les FAMa étaient parvenues à repousser les assaillants à Anéfis. Une information pour l’heure difficile à vérifier. Au même moment, le FLA diffusait sur les réseaux sociaux et dans les boucles de messagerie des vidéos montrant des combats intenses autour d’un camp de l’armée.Les villes de Gao, Anéfis, Aguelhoc et Sévaré, dans le nord du Mali, sont la cible d’une nouvelle offensive coordonnée du Front de libération de l’Azawad (FLA) et du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim). Voici ce que l’on sait de la situation, encore confuse.

- Par Jeune Afrique
Publié aujourd’hui à 12h23Lecture : 3 minutes.
Cet article a été réactualisé à 11 h 30 GMT
Les assauts ont été lancés dans les premières heures de ce samedi 4 juillet. L’état-major des Forces armées maliennes (FAMa) a annoncé dans la matinée que des « tentatives d’attaques » étaient en cours contre des positions militaires à Aguelhoc, Anéfis, Gao, Sévaré et Keniéroba. En fin de matinée, l’état-major a assuré que la situation était « sous contrôle ». Les « attaques ont été vigoureusement repoussées » et des « opérations de ratissage aériennes et terrestres se poursuivent », menées par les FAMa « et partenaires ».

Mali : le FLA et le Jnim lancent une nouvelle offensive sur Anefis, Gao et SévaréLes assaillants seraient également parvenus à entrer dans Gao, où les combats semblent se concentrer autour de l’aéroport. Un habitant de la ville, joint par Jeune Afrique, a assuré que, vers 9 heures GMT, les combats continuaient avec « une intensité plus forte que celle des attaques du 25 avril ». Le même témoin affirme que des avions militaires survolaient la ville.
Les vols civils prévus à l’arrivée et au départ de Gao ont été annulés. À la mi-journée, les FAMa ont fait état d’un mort dans leurs rangs, et de 6 terroristes « neutralisés ».
Bombardements aériens à Sévaré
Dans le centre du pays, à Sévaré, « des explosions ont retenti (…) vers 5 heures du matin, sans que leur origine ne soit encore connue », a affirmé une source sécuritaire à l’AFP. « Peu après, plusieurs appareils aériens ont été repérés survolant le secteur. »
« Aucun jihadiste n’a réussi à pénétrer dans la ville, a affirmé une source locale à Jeune Afrique. Ils ont été interceptés par l’armée à l’entrée de la ville, sur l’axe de Konna, d’où ils semblent être venus. » De même source, vers 10 heures GMT, « la situation [était] calme à l’intérieur de Sévaré », mais « on entend[ait] encore, au loin, des bombardements aériens ».
Dans un communiqué publié à la mi-journée, l’état-major des Forces armées maliennes a affirmé avoir repris le contrôle, assurant que « 20 terroristes sur motos et véhicules équipés » avaient été « neutralisés ».
Dans le Sud, la prison de Kéniéroba attaquée
Une attaque est également en cours dans le sud du pays, à Kéniéroba, à environ 50 kilomètres au sud de Bamako, en direction de la frontière guinéenne. Selon les premières informations disponibles, c’est la prison de la ville qui serait la cible des assaillants.
De nombreux jihadistes sont détenus dans cet établissement, ouvert en 2019 pour désengorger la prison de Bamako. Le centre de détention avait déjà été la cible d’une précédente offensive, en mai dernier.
Les communications ont été coupées à l’intérieur de la prison, selon nos confrères de l’AFP, qui avaient recueilli le témoignage d’un habitant de la ville peu avant 9 heures GMT : « Nous sommes sous nos lits, les tirs continuent. »